La confiance en soi n’est pas un trait de caractère qu’on possède ou qu’on ne possède pas. C’est une compétence — et comme toute compétence, elle s’apprend, se pratique et se renforce. Le sentiment d’illégitimité, la peur du regard des autres, cette petite voix qui murmure « tu n’es pas à ta place »… ces freins sont universels. Mais ils ne sont pas une fatalité.
Voici 5 méthodes concrètes, validées par la psychologie, pour reprendre les commandes.
1. La méthode des petits pas (Kaizen)
L’erreur la plus courante ? Vouloir tout changer du jour au lendemain. Cette ambition, aussi belle soit-elle, mène souvent à l’abandon et renforce le sentiment d’échec.
L’approche Kaizen propose l’inverse : progresser de 10 % par jour. Pas plus.
Concrètement, cela peut ressembler à prendre la parole une minute en réunion, engager la conversation avec un inconnu, ou oser exprimer une opinion divergente. Ce n’est pas spectaculaire — c’est précisément pourquoi ça fonctionne. Chaque micro-victoire dépose une nouvelle couche de confiance, jusqu’à former une base solide et durable.
2. L’auto-compassion : arrêtez d’être votre propre ennemi
Nous nous parlons à nous-mêmes d’une façon que nous n’accepterions jamais d’un proche. « Je suis nul », « j’aurais dû », « encore raté »… Ce discours intérieur toxique érode la confiance bien plus efficacement que n’importe quel échec extérieur.
L’auto-compassion ne consiste pas à se mentir ou à minimiser ses erreurs. Il s’agit de les regarder en face avec la même bienveillance qu’on offrirait à un ami. Remplacez le « je suis nul » par « j’ai fait une erreur, et j’en tire une leçon ». Ce simple glissement de langage modifie progressivement votre chimie cérébrale — et votre rapport à vous-même.
3. La posture de puissance : le corps avant l’esprit
Avant même de penser différemment, vous pouvez vous tenir différemment. La recherche en psychologie sociale a démontré qu’adopter une posture ouverte — dos droit, épaules en arrière, tête haute — pendant seulement deux minutes suffit à réduire le cortisol (l’hormone du stress) et à augmenter la testostérone (associée à l’assurance).
Le message est puissant : votre corps ne suit pas votre esprit, il le précède. Avant un entretien, une prise de parole ou une situation stressante, prenez deux minutes seul pour adopter cette posture. Les résultats sont immédiats.
4. Le journal de victoires
Notre cerveau est câblé pour retenir le négatif — c’est un mécanisme de survie hérité de nos ancêtres. Résultat : à la fin d’une journée où dix choses se sont bien passées et une a déraillé, c’est cette dernière qui occupe tous vos pensées.
Le journal de victoires contre-attaque ce biais. Chaque soir, notez trois choses dont vous êtes fier, trois petits succès, trois moments où vous avez été vous-même. Ils n’ont pas besoin d’être grandioses. Avec le temps, vous entraînez votre cerveau à scanner votre quotidien à la recherche du positif plutôt que du manque.
5. La visualisation : répéter mentalement pour réussir concrètement
Les sportifs de haut niveau le font avant chaque compétition. Les grands orateurs aussi. La visualisation positive n’est pas du « pensée magique » — c’est un outil neurologique.
Chaque matin, prenez cinq minutes pour vous imaginer traverser avec succès une situation qui vous inquiète. Visualisez les détails : l’environnement, les sons, les visages autour de vous — et surtout, le sentiment de soulagement et de fierté une fois que c’est fait. Votre cerveau ne fait pas vraiment la différence entre une expérience vécue et une expérience vivacement imaginée. Autant en profiter.
Vos questions fréquentes
Peut-on retrouver confiance en soi rapidement ? Oui, partiellement. La posture de puissance ou la respiration profonde agissent en quelques minutes sur votre état émotionnel. Mais une confiance solide et durable se construit sur le temps, par une pratique régulière.
La confiance en soi dépend-elle du regard des autres ? Elle ne devrait pas. Une confiance qui repose sur la validation extérieure est par définition fragile : elle monte et descend au gré des opinions. L’objectif est de cultiver une auto-validation, indépendante du jugement d’autrui.
Pourquoi un échec fait-il si mal à la confiance ? Parce que nous avons tendance à confondre « j’ai échoué » et « je suis un échec ». L’échec est un événement ponctuel. Il ne dit rien de votre valeur fondamentale.
Le manque de confiance vient-il de l’enfance ? Souvent, oui. Nos schémas de pensée se construisent tôt. Mais la bonne nouvelle : le cerveau est plastique à tout âge. Ces schémas peuvent être réécrits.
Comment ne plus avoir peur du jugement ? En réalisant que la grande majorité des gens sont bien trop absorbés par leurs propres insécurités pour vous juger autant que vous le craignez. Vous n’êtes pas au centre du regard des autres — personne ne l’est vraiment.
« Faire semblant » d’avoir confiance, ça marche vraiment ? Oui. Le « fake it until you make it » a une base neurologique : adopter des comportements confiants envoie un signal de sécurité à votre système nerveux, qui finit par y croire.
Quelle est la différence entre estime de soi et confiance en soi ? L’estime de soi, c’est la valeur que vous vous accordez en tant que personne (être). La confiance en soi, c’est la croyance en votre capacité à agir et à réussir (faire). Les deux se nourrissent mutuellement.
Timidité et manque de confiance, c’est la même chose ? Non. On peut être une personne réservée et avoir une grande confiance en ses compétences. La timidité est un trait de tempérament ; la confiance est une conviction intérieure.
Quand consulter un professionnel ? Dès que le manque de confiance devient un frein significatif — évitement social, blocage professionnel, anxiété chronique. Un accompagnement thérapeutique, notamment par l’hypnose, peut accélérer considérablement le processus.
Vous avez du mal à avancer seul malgré ces outils ? L’hypnose thérapeutique offre des résultats souvent rapides et durables sur les blocages profonds liés à la confiance en soi.
Philippe Guibert – Hypnothérapeute à Boulogne-Billancourt
Maître Praticien diplômé de l’IFHE, je vous accompagne en cabinet à Boulogne-Billancourt, à domicile ou en visio. Depuis 2025, je suis formateur à l’Ecole Pratique d’Hypnose
Mon objectif : vous aider à libérer vos ressources pour arrêter de fumer, gérer votre stress, renforcer votre confiance en vous ou surmonter vos phobies.
Mentions Légales et Conditions Générales
Zone d’intervention : Situé à Boulogne-Billancourt, mon cabinet est un point de référence pour l’Ouest Parisien, accueillant les résidents de Paris (15e et 16e), Issy-les-Moulineaux, Saint-Cloud et Meudon. Mon accompagnement s’étend également aux communes de Versailles, Nanterre, Rueil-Malmaison, Courbevoie et Neuilly-sur-Seine. Pour l’ensemble de l’Île-de-France, je propose des consultations d’hypnothérapie performantes en ligne (visio).
